Market Monitor TIC France 2017

Market Monitor

  • France
  • Electronics/ICT

06 juin 2017

En 2016, la valeur du marché français des TIC a atteint environ 67 milliards d’euros, la part du segment des services de TI représentant 78% de ce montant, et celle du segment du hardware 22%.

  • La croissance avance, mais la pression sur les marges persiste
  • Présence de plus en plus forte des grossistes dans le segment des services informatiques
  • Peu de faillites, mais de soudaines défaillances peuvent survenir

 

En 2016, la valeur du marché français des TIC a atteint environ 67 milliards d’euros, la part du segment des services de TI (conseils en technologies, logiciels et services) représentant 78% de ce montant, et celle du segment du hardware 22%.

 

Pour la première fois, le marché français des smartphones a enregistré une diminution en 2016 (-6% en volume), une chute imputable au niveau élevé d’équipement et au faible taux de renouvellement. Toutefois, la valeur du marché s’est accrue de 5%, grâce aux ventes d’appareils haut de gamme dotés d’écrans plus grands. Les ventes d’ordinateurs (-4% en volume) et de tablettes (-21% en volume) ont continué à faiblir en raison de la saturation du marché, de la concurrence des smartphones et des produits hybrides et du faible taux de renouvellement des tablettes.

 

En 2017, le secteur français des services de TI est attendu en hausse de 3% après avoir enregistré une croissance de 2,9% en 2016; grâce au développement de l’externalisation des TI et du cloud computing, qui stimule la demande de serveurs et de conseils en TI, ce secteur reste le principal moteur de la croissance du marché des TIC. Les ventes de technologies SMAC (Social, Mobile and Analytics in the Cloud) et SaaS (Software as a Service) devraient à nouveau s’afficher en hausse en 2017.

 

Toutefois, 2017 devrait rester une année difficile pour le segment du hardware, vu l’environnement hautement compétitif, la pression sur les prix et le processus de consolidation en cours sur le marché. De nombreux petits opérateurs connaissent des difficultés en raison de la concentration potentiellement unilatérale de leur portefeuille de clients (ou de fournisseurs) et d’une valeur ajoutée limitée. Désireux d’améliorer leur rentabilité, les grossistes en matériel informatique ne se limitent plus à la vente de hardware pur mais offrent des produits à plus haute valeur ajoutée et des services de TI générant des marges et des revenus plus élevés.

 

Malgré la croissance globale de ce secteur, de nombreux grossistes français de TIC souffrent de marges structurellement faibles et affichent souvent des ratios de fonds propres n’atteignant pas 15%. Cela dit, en Bourse les valeurs small et mid-cap (petites et moyennes) sont plutôt résilientes si elles sont dotées d’une structure de dépenses flexible, tandis que les grandes sociétés de services de TI bénéficient d’une solide position sur le marché domestique.

 

Les retards de paiement et les faillites devraient être peu nombreux et rester généralement stables dans les prochains mois, et notre position de couverture du segment des TIC reste globalement ouverte à neutre. Cependant, considérant les difficiles conditions de marché, des faillites soudaines ne sont pas à exclure; nous devons donc tenir compte du fait que les risques sont encore élevés, surtout pour les petites entreprises du secteur : faiblement capitalisées, il leur sera difficile d’absorber toute aggravation de la contraction des marges dans un marché hautement concurrentiel et qui contraint les grossistes en TIC à fournir des services supplémentaires.

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