Rapport Pays Russie 2018

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09 oct. 2018

Le PIB annuel a recommencé à augmenter en 2017 après deux années de contraction, et cette reprise devrait se maintenir en 2018 et 2019, en s’appuyant principalement sur le rebond des prix du pétrole.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Situation politique

Chef de l'Etat : Président Vladimir Putin (depuis Mai 2012)

Chef du gouvernement : Premier Ministre Dmitry Medvedev (depuis Mai 2012)

Population : 147.0 millions

Politique nationale : stabilité continue, mais au détriment de la démocratie

En mars 2018, Vladimir Poutine a obtenu un quatrième mandat de président de la Russie, avec 77% des voix. Le sentiment nationaliste progresse depuis le déclenchement de la crise ukrainienne et l’annexion de la Crimée en 2014, soutenu par une propagande agressive menée par le biais des médias contrôlés par l’État.

Néanmoins, les niveaux de satisfaction à l’égard du gouvernement ont récemment diminué pour atteindre les niveaux d’avant 2014, après l’annonce par l’administration d’une augmentation de l’âge de la retraite. L’opposition est marginalisée par un durcissement de l’autoritarisme: les radicaux ont reçu l’autorisation d’attaquer les libéraux et de poursuivre la répression à l’encontre des médias indépendants et des organisations non gouvernementales.

Les relations avec l’UE et les États-Unis d’Amérique restent tendues

Unis, d’autre part, n’ont cessé de se détériorer. L’intervention de la Russie dans la guerre civile en Syrie a ajouté un nouveau conflit aux relations déjà tendues.

 

L’annexion de la Crimée par Moscou en mars 2014 et son soutien tacite aux forces séparatistes de l’est de l’Ukraine ont déclenché plusieurs séries de sanctions de la part de l’UE et des États-Unis, principalement sous la forme :

  • de gel des actifs,
  • d’interdiction de voyager pour des personnes russes et criméennes,
  • de limitations du financement à long terme en restreignant l’accès aux marchés des capitaux de l’UE et des États-Unis pour les principales banques russes et certaines entreprises des secteurs pétrolier et de la défense
  • et des restrictions sur l’exportation de certains types de produits exportés vers la Russie, et notamment des technologies à double usage et des équipements de pointe pour l’industrie pétrolière.

 

La Russie a imposé des mesures de rétorsion sur les importations de produits alimentaires et agricoles en provenance de l’UE, des États-Unis, de l’Australie, du Canada et de la Norvège. En mars 2018, les tensions se sont accrues après l’accusation d’attentat au gaz neurotoxique par les services secrets russes sur un ancien espion au Royaume-Uni, ce qui a conduit à des sanctions supplémentaires imposées par le Royaume-Uni et les États-Unis en 2018.

Situation économique

Un modeste rebond économique, mais avec des risques de détérioration

 

 

 

 

Le PIB annuel a recommencé à augmenter en 2017 après deux années de contraction, et cette reprise devrait se maintenir en 2018 et 2019, en s’appuyant principalement sur le rebond des prix du pétrole et une augmentation de la demande intérieure.

 

Toutefois, les faiblesses structurelles et l’impact négatif des sanctions sur la productivité et les investissements continuent de peser sur l’expansion économique. Les principaux risques de détérioration à long terme des perspectives de croissance sont accrus par la volatilité des taux de change et l’augmentation de l’inflation à cause de la poursuite des tensions politiques et de l’imposition de nouvelles sanctions. En août 2018, les États-Unis ont imposé des sanctions supplémentaires en réaction à l’incident au gaz neurotoxique au Royaume-Uni, y compris une interdiction de l’exportation en Russie de biens et technologies sensibles en matière de sécurité, et la perspective de nouvelles sanctions, comme des contrôles supplémentaires sur les échanges, se rapprochent. La croissance de la consommation privée devrait rester solide au cours des mois à venir, alimentée par une plus grande confiance des consommateurs et un taux d’inflation plus faible stimulant le revenu disponible. La Russie a connu une diminution constante de l’inflation des prix à la consommation depuis la fin 2015, ce qui a permis à la Banque centrale de réduire son principal taux directeur plusieurs fois, à 7,25%. D’autres assouplissements monétaires visant à soutenir la croissance sont attendus à moyen terme. Cependant, la croissance réelle de l’investissement fixe devrait rester modérée en 2018 et 2019, en cause, le niveau élevé de la perception des risques, la bureaucratie et l’arrière-plan de faiblesse institutionnelle.

 

 

 

 

Le secteur bancaire russe s’est lentement remis en 2017 et au premier semestre 2018, et les interventions de la banque centrale pour renflouer les banques Otkritie et B&N ont permis d’éviter une crise systémique. Cependant, le lancement des sanctions américaines contre des oligarques russes et leurs sociétés menacent de faire échouer la reprise, du fait des incertitudes et de la faiblesse de l’investissement. Les sanctions de l’UE et des États-Unis peuvent avoir un impact significatif à moyen et à long terme sur la capacité de refinancement des principales entreprises et banques internes.

 

La banque centrale autorise le flottement du rouble. Cette mesure a une incidence sur l’inflation si la devise se déprécie, mais permet également d’amortir les chocs pour le compte courant, qui devrait rester excédentaire en 2018 et en 2019. En parallèle, les réserves internationales relativement importantes de la Russie diminuent à peine, car la fuite des capitaux est contenue.

 

 

 

La politique économique russe à court terme pendant la dernière récession a été relativement prudente. Malgré une dette publique très basse à environ 12% du PIB et la pression exercée sur le budget par les faibles prix du pétrole, le déficit public a été maintenu dans des limites acceptables. Afin de consolider les finances de l’État en vue d’une augmentation des dépenses sociales au cours des années à venir, le gouvernement envisage une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée de 18% à 20% en janvier 2019, et a augmenté l’âge de la retraite.

 

Le gouvernement a confirmé ses projets d’équilibrer le budget en 2020, en utilisant un prix fixe du baril de pétrole à 40 USD. Tous les revenus supplémentaires générés par l’augmentation des prix du pétrole seront utilisés pour intervenir sur le marché des devises et pour renforcer les réserves de devises. Cette accumulation de réserves étrangères permet à la Russie de devoir compter sur les emprunts et de maintenir une politique économique plus indépendante.

 

 

 

 

Des faiblesses structurelles pèsent sur les perspectives de croissance à long terme

Malgré un rebond économique continu, les perspectives à long terme de taux de croissance durable restent modérées, étant donné que les faiblesses structurelles et l’impact négatif des sanctions sur la productivité et l’investissement continueront de peser sur la croissance.

Le climat commercial russe s’enlise dans l’incertitude concernant les droits de propriété, une faible infrastructure de transport et une absence de concurrence sur les marchés des biens et des services. Les autorités n’ont pas su profiter des années favorables pour renforcer la structure économique russe et améliorer son potentiel non pétrolier en investissant prudemment les revenus élevés du pétrole dans d’autres industries afin de diversifier l’économie qui reste en grande partie axée sur le secteur pétrolier et gazier.

 

 

 

 

Les investissements, absolument nécessaires pour moderniser le secteur énergétique et contribuer à la diversification de l’économie, sont découragés. Même avant le début de la crise ukrainienne, le niveau d’investissement était trop faible et les investissements directs étrangers trop restreints, en partie en raison d’un climat commercial hostile et du contrôle ferme exercé par l’État sur de larges pans de l’économie. La situation est aujourd’hui aggravée par les sanctions internationales imposées par l’UE et les États-Unis dans le but d’éviter les transferts de technologie et le financement des entreprises russes, notamment dans les secteurs énergétiques et militaires.

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