Christophe Cherry est interviewé par Option Finance

Après une année 2020 marquée par un nombre de défaillances d’entreprises historiquement bas en France, les premiers nuages commencent à s’amonceler.

« Aujourd’hui, notre niveau d’acceptation des nouveaux risques est égal, voire supérieur, à celui d’avant-crise. »

Image of Christophe Cherry Author Profile Christophe Cherry
Directeur général d'Atradius France, Belgique et Luxembourg

Même si les défaillances d’entreprises restent contenues, les liquidations judiciaires directes s’inscrivent en hausse sensible depuis quelques semaines, tandis que certaines sociétés recommencent à allonger leurs délais de paiement. Dans ce contexte, les directions financières multiplient les initiatives pour limiter leurs risques d’impayés, ce qui se traduit notamment par un recours accru aux professionnels du poste client ainsi que par le déploiement de nouveaux outils de pilotage. 
 
Depuis quelques semaines, plusieurs signaux d’alerte quant à la santé financière des sociétés sont apparus, en tête desquels l’augmentation des défauts de paiement.

Malgré les aides gouvernementales, les retards de paiement augmentent.

Alors qu’environ 20 000 entreprises auraient échappé au dépôt de bilan l’année dernière grâce notamment aux aides publiques (prêts garantis par l’Etat, de charges, prise en charge du chômage partiel, etc.), l’échéance pourrait n’avoir été que différée de quelques mois pour un grand nombre d’entre elles. Malgré les mesures gouvernementales mises en place pour soutenir les entreprises, bon nombre d’entre elles ont accusé le coup du confinement et des fermetures imposées dans de nombreux secteurs, avec une augmentation significative des retards de paiement et un ralentissement voire un arrêt de l’activité et des répercussions sur les flux de trésorerie.

Un récent rebond de la sinistralité

Outre le récent rebond de la sinistralité, l’autre facteur d’inquiétudes concerne les délais de paiement. Bien qu’ils tendent de nouveau à diminuer depuis l’automne dernier, ils restent élevés et mettent sous pression la trésorerie de nombreuses entreprises. Le dernier Baromètre Atradius sur les Pratiques de Paiement paru au printemps indique que : « 45% des entreprises déclarent avoir dû attendre jusqu’à 30 jours de plus pour être payé par rapport à avant la crise. » Les grands Groupes quant à eux ont réussi à contenir l’allongement de leurs délais de paiement aujourd’hui à une moyenne de 13 jours, après un pic à 15 jours l’été dernier.

Les entreprises renforcent logiquement la gestion de leur risque client

Dans ce contexte, les entreprises ont logiquement tendance à renforcer leur gestion du risque client. A ce titre, elles seraient toujours plus nombreuses à solliciter les services des acteurs spécialisés. Cette situation profite en premier lieu aux assureurs crédit, qui font état depuis plusieurs mois d’un regain d’intérêt pour les garanties. « Gage que nous en avons octroyé davantage depuis le début de la crise, notre exposition au risque, dispositifs CAP et CAP+ inclus, a augmenté entre 2020 et 2021 », témoigne Christophe Cherry, Directeur général d’Atradius France, Belgique et Luxembourg.

Atradius continue à accompagner ses clients grâce à une forte proximité 

Face à l’incertitude et à l’importance actuellement accordée par les entreprises à la prévention du risque crédit, Atradius n’a pas fondamentalement changé son analyse du risque mais a enrichi son approche « Notre analyse est encore plus dynamique et contextuelle. Elle s’appuie sur l’historique et les perspectives de l’entreprise, en intégrant des éléments extra-financiers. » précise ainsi Christophe Cherry, Directeur général d’Atradius France, Belgique et Luxembourg.
 
Atradius mise également beaucoup sur la proximité avec ses clients et leurs acheteurs pour une évaluation des risques au cas par cas et un accompagnement maximal : « Nous multiplions les contacts avec les acheteurs et demandons à nos clients de partager leur expérience de paiements, un élément essentiel pour évaluer le risque de défaut. L’année dernière, nous nous sommes rapprochés de nos clients en amont de nos décisions d’arbitrage, pour déterminer ensemble leurs besoins de couvertures et ainsi conserver le meilleur accompagnement, tout en pilotant notre propre exposition au risque.»  souligne Christophe Cherry, Directeur général Atradius France, Belgique et Luxembourg.
 
Cet accompagnement optimisé et cette analyse au cas par cas des situations se traduisent par un niveau d’acceptation qui reste élevé : « Aujourd’hui, notre niveau d’acceptation des nouveaux risques est égal, voire supérieur, à celui d’avant-crise. », précise ainsi Christophe Cherry, Directeur général d’Atradius France, Belgique et Luxembourg. 
 
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