Market Monitor - Bien de consommation durables - Canada

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31 mars 2016

La morosité des ventes pendant la période stratégique de la fin d’année risque de se traduire par des retards de paiement et des faillites en 2016.

  • La morosité des ventes pendant la période stratégique de la fin d’année risque de se traduire par des retards de paiement et des faillites en 2016
  • Les détaillants ont tendance à demander des délais de paiement plus longs
  • Les paiements se font à 90 - 120 jours en moyenne

 

En 2015, le commerce de détail au Canada a enregistré une croissance de 2,6% (pour une valeur de 505,5 milliards de dollars canadiens), après une hausse de 4,6% en 2014. Mais les marges de rentabilité se sont contractées l’an dernier et la confiance des consommateurs canadiens a touché son plus bas niveau sur deux ans en décembre 2015 en raison des inquiétudes suscitées par la situation de l’économie du pays (le PIB ne devrait croître que de 1,4% en 2016). La faiblesse de l’inflation et des taux d’intérêts devrait toutefois soutenir la croissance des ventes au détail.

 

La mondialisation des marchés a ouvert de nombreux segments aux distributeurs internationaux en ligne, particulièrement attirés par la proximité du Canada avec les États-Unis. Cette évolution renforce la concurrence, fait pression sur les marges de rentabilité et met à mal les entreprises dont les infrastructures sont inefficientes et la capitalisation insuffisante.

 

Les paiements dans le secteur canadien de la distribution de biens durables se font à 90-120 jours en moyenne. Les retards de paiement se sont stabilisés au deuxième semestre 2015, mais il faut s’attendre à ce qu’ils augmentent à nouveau, la chute des ventes en décembre ayant gonflé les stocks. Les détaillants renoncent de plus en plus au système du paiement comptant avec escompte (paiements d’avance) pour demander à leurs fournisseurs des délais de paiement plus longs basés, par exemple, sur le principe du «paiement après la vente». Cette évolution pourrait conduire à une augmentation des retards de paiement; toutefois, comme de nombreux détaillants gèrent au mieux leurs niveaux de stocks pour éviter les problèmes d’offre excédentaire, le problème du rééchelonnement des paiements n’est pas encore préoccupant.

 

D’après le Bureau du surintendant des faillites, le nombre global de défaillances dans le secteur de la distribution a diminué de 3,9% en glissement annuel de janvier à novembre 2015, passant de 511 à 491 cas. Cependant, au cours des six premiers mois de 2015, certaines grandes chaînes de magasins se sont mises sous la protection de la loi sur les faillite ou ont annoncé des fermetures de magasins. Une augmentation des faillites de revendeurs de biens de consommation durables est à prévoir en 2016, car les marges de rentabilité de nombreuses entreprises sont sous pression, la concurrence est forte et la rivalité entre détaillants traditionnels et boutiques en ligne s’accentue. Les opérateurs les plus faibles qui sont incapables de s’adapter au changement des conditions du marché seront confrontés à des difficultés majeures. En outre, les faillites de grands distributeurs sont susceptibles d’entraîner une augmentation des volumes de dettes faisant l’objet d’une demande de règlement à l’amiable.

 

Vu ce contexte et la volatilité de la confiance des consommateurs, notre politique de couverture reste neutre à prudente. Le segment des appareils ménagers comprend en majorité des détaillants de grande taille correctement capitalisés. Dans le segment des meubles, nous sommes plus prudents à l’égard des petits opérateurs dont les états financiers sont difficiles à obtenir. Dans le segment des textiles, nous avons constaté que les petits détaillants très spécialisés sont vulnérables face à leurs concurrents multi-produits de plus grande taille ainsi qu’aux vendeurs en ligne. Nous avons observé un certain nombre de faillites dans ce sous-secteur au cours des deux dernières années, et nous pensons que les opérateurs restant sur le marché sont plus résilients et affichent une meilleure qualité de crédit.

 

Nous suivons de très près les questions économiques qui pourraient influencer négativement les performances du secteur, notamment la hausse du chômage, la volatilité du dollar canadien, la hausse de l’inflation et/ou d’autres tendances économiques défavorables induisant l’affaiblissement de la confiance des consommateurs.

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