Contexte porteur pour l’assurance-crédit selon Atradius

Interview Les Echos d'Isodoro Unda, Président du Directoire d'Atradius - Avril 2017 - Thématique Résultats annuels

Le numéro deux mondial du secteur vise une croissance de 3,6 % en 2017. Malgré le contexte de forte pression sur les prix, Atradius compte surfer sur le dynamisme de ses entreprises clientes.

 

La guerre tarifaire fait toujours rage dans l’assurance-crédit. « L’an dernier, nos prix ont baissé de 5 % en moyenne, ce qui est significatif. La compétition est particulièrement forte sur les grandes entreprises », indique aux « Echos » Isidoro Unda, le président du directoire d’Atradius, numéro deux mondial du secteur. Interrogé sur le caractère durable de cette tendance, il répond que « tout dépendra, comme toujours, de l’évolution du ratio de sinistralité dans les mois à venir. Si celui-ci remonte, cela aura nécessairement un impact sur les prix ».

 

En2016, Atradius a vu son ratio de sinistralité baisser de 1,9 point, à 41,6 %.« C’est le signe que l’environnement économique s’est amélioré avec une baisse des défaillances sur de nombreux marchés », souligne Isidoro Unda. Selon lui, le contexte serait globalement « porteur » pour l’assurance-crédit. L’an dernier, le groupe basé à Amsterdam et contrôlé par l’assureur espagnol Grupo Catalana Occidente a dégagé un résultat net en hausse de 18,8 %, à 212 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires en hausse de 2,5 %, à 1,76 milliard d’euros.

 

Pour 2017, il prévoit une croissance de son chiffre d’affaires de 3,6 %, «après un bon premier trimestre ».« Elle proviendra à la fois du gain de nouvelles affaires mais aussi du fait que le chiffre d’affaires de nos clients devrait augmenter [c’est sur leur chiffre d’affaires que sont calculées les primes, NDLR] », détaille Isidoro Unda. Atradius s’attend à ce que sa croissance continue de venir des grands pays européens (Allemagne, France, Italie, Espagne et Royaume-Uni). « Mais les économies des pays émergents affichent de meilleures performances que les années précédentes »,  souligne Isidoro Unda.

 

Une montée a priori limitée du protectionnisme
Au rayon des facteurs négatifs, l’assureur-crédit signale que la renégociation attendue d’un grand nombre d’accords commerciaux dans le monde « pourrait ralentir la croissance du commerce international». Isidoro Unda dit cependant ne pas redouter une montée du protectionnisme : « Je pense qu’elle sera limitée. »
Déjà présent dans plus de 50 pays, Atradius veut «ouvrir un à deux pays par an». Après la Corée du Sud en 2016, l’assureur-crédit va ainsi s’implanter cette année en Roumanie et en Bulgarie. A propos d’un intérêt éventuel pour des acquisitions, il dit « ne pas voir de grandes opportunités » du côté des assureurs-crédit. Il s’est toutefois renforcé en 2016 en prenant le contrôle du néerlandais Graydon, l’un des principaux fournisseurs d’informations commerciales dans le monde. « Nous voulons introduire de plus en plus d’informations dans notre analyse des risques pour mieux servir nos clients », explique Isidoro Unda.

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