Market Monitor Biens de consommation France 2018

Market Monitor

  • France
  • Consumer Durables

04 avr. 2018

Le secteur de la distribution de biens durables est caractérisé par une très forte concurrence renforcée par l’accroissement de la part de marché des vendeurs en ligne.

  • Les marges bénéficiaires de nombreux distributeurs ont diminué
  • La croissance des ventes devrait continuer en 2018
  • Pas de nouvelle diminution des faillites à attendre en 2018

 

 

D’après GfK, les ventes d’appareils électroniques grand public ont diminué en 2017, impactées principalement par le déclin des ventes de téléviseurs (un plongeon de 31% en volume et de 20% en valeur). En outre, au S1 2017 l’approche des élections présidentielles françaises a affecté l’humeur des consommateurs.

Toutefois, il faut rappeler que le segment des téléviseurs avait enregistré une hausse record de 30% en volume en 2016, grâce au passage à la TNT HD et à l’Euro 2016 de football.

 

 

Selon la Gifam (l’association française des fabricants d’appareils ménagers), les ventes de gros appareils ménagers ont augmenté de 3,6% en 2017, à EUR 5,4 milliards, tandis que les petits appareils ménagers maintenaient leur tendance à la hausse pour la dixième année consécutive, avec une croissance de 5% des ventes, à EUR 3,5 milliards.

 

D’après l’IPEA (Institut français de prospective et d’études du secteur du meuble), le marché français du mobilier a enregistré une augmentation de 2% en 2017, dans le sillage du rebond du marché du logement. La principale contribution à cette croissance est attribuable au segment des cuisines, qui représente 26% du secteur des meubles.

 

En 2018, les perspectives du marché des biens de consommation durables se présentent favorablement. Les ventes d’appareils ménagers et de meubles sont à nouveau attendues en hausse, ces dernières étant soutenues par un marché de l’immobilier dynamique. Dans le segment de l’électronique grand public, les ventes de téléviseurs devraient rebondir (+2%), stimulées par la coupe du monde de football 2018 qui aura lieu l’été prochain.

 

 

Le secteur français de la distribution de biens de consommation durables est caractérisé par une très forte concurrence entre les différents réseaux de distribution et cette rivalité acharnée s’est encore renforcée ces dernières années du fait de l’accroissement de la part de marché des vendeurs en ligne qui a généré une pression considérable sur les prix de vente et sur la rentabilité, affectant particulièrement les détaillants indépendants locaux. En 2017, la rentabilité de nombreux détaillants de biens de consommation durables a diminué, une situation qui ne devrait pas s’améliorer en 2018. Afin de s’adapter à des conditions de marché devenues plus difficiles et en réponse au défi lancé par les sites de commerce en ligne, les grands opérateurs continuent à développer leurs propres stratégies intercanaux et de vente en ligne. Parallèlement, le processus de concentration par le biais d’acquisitions ou de groupements d’acheteurs se poursuit.

L’endettement des détaillants de biens de consommation durables est généralement assez élevé; les emprunts servent à financer leurs besoins en fonds de roulement et les stocks. En outre, les pics saisonniers et les événements spéciaux exigent un préfinancement temporaire supplémentaire. Les opérateurs doivent aussi emprunter pour financer l’ouverture de nouveaux points de vente en vue d’étendre leur couverture géographique. En principe, les banques ne sont pas réticentes s’agissant d’accorder des prêts au secteur; l’octroi d’un crédit dépend principalement de la solvabilité personnelle du détaillant.

En moyenne, les délais de paiement dans le secteur sont d’environ 45 jours. Le niveau actuel des notifications de non-paiement est assez faible et, dans un contexte de poursuite de la croissance du secteur, les retards de paiement ne devraient pas augmenter en 2018. Les faillites dans la distribution de produits non alimentaires ont diminué de 5% en 2017; alors que les faillites d’entreprises françaises devraient encore diminuer de 7% en 2018, nous prévoyons que les impayés des distributeurs de produits non alimentaires parviendront tout juste à se stabiliser cette année. La forte concurrence et la volatilité du marché font qu’il existe toujours un risque que des opérateurs, surtout les indépendants et les petits détaillants, soient en faillite. De plus, des défaillances soudaines et inattendues de grands acteurs ne peuvent être exclues dans ce secteur.

 

 

Dans l’ensemble, notre politique de couverture du secteur de la distribution de biens de consommation durables est neutre. Notre politique de couverture est relativement ouverte pour les grands acteurs, mais nous restons prudents à l’égard des petits détaillants indépendants, car certains d’entre eux ont vu leurs revenus et leurs marges se contracter au cours des dernières années. Les grands distributeurs exigent également une surveillance constante en raison de leur exposition financière accrue après un rachat d’entreprise et de l’augmentation de leur endettement en vue du pic des ventes saisonnières. En général, nous nous concentrons sur la résilience des acheteurs dans un marché très concurrentiel, sur la qualité du mix produits et des canaux de distribution, et sur la gestion des besoins en fonds de roulement.         

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