Un long chemin vers une zone de libre-échange africaine

Etude économique

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17 août 2021

La zone de libre-échange continentale africaine a créé des opportunités pour les entreprises africaines et non africaines. L'accord pourrait contribuer à la croissance après l'impact de la pandémie.

Résumé


La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2021, a ouvert de nouvelles perspectives aux entreprises africaines et non africaines. L'accord pourrait contribuer à accélérer les taux de croissance africains après l'impact négatif de la pandémie de Covid-19. L'impact de la pandémie a été varié selon les économies africaines, la plupart ayant subi des contractions économiques, tandis que d'autres ont réussi à enregistrer de faibles taux de croissance. Les perspectives post-pandémie sont très diverses et soumises à une forte incertitude. À plus long terme, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) pourrait stimuler le potentiel de croissance de l'Afrique, car l'accord prévoit une libéralisation importante du commerce en Afrique au cours des prochaines années. Toutefois, à court terme, la mise en œuvre de la ZLECA se heurte à plusieurs obstacles. Ces défis incluent des tendances protectionnistes, une capacité insuffisante à développer les infrastructures transfrontalières, l'instabilité politique et la faiblesse des finances publiques. Dans l'ensemble, nous pensons que les pays bénéficieront le plus s'ils disposent déjà de plans d'actions et de procédures douanières, ainsi que d'obstacles relativement faibles au commerce avec les autres pays africains. Cela signifie que les grands pays, notamment l'Afrique du Sud, dont l'économie est diversifiée et les liens commerciaux bien établis, profiteront probablement le plus de la ZLECA. D'autres pôles régionaux comme le Kenya, le Sénégal et la Côte d'Ivoire disposeraient également d'un bon point de départ si la ZLECA est mise en œuvre comme prévu actuellement.

Points clés

 

  • Les économies d'Afrique subsaharienne (ASS) se remettent de la grave récession de l'année dernière. Toutefois, cette croissance est inégale et modérée en raison de la marge de manœuvre limitée des gouvernements pour soutenir leurs économies. En outre, la disponibilité limitée des vaccins et la propagation du nouveau variant Delta dans de nombreux pays ont compromis la reprise prévue pour cette année.
  • Certaines des économies les plus diversifiées ont relativement bien résisté à la pandémie et afficheront une reprise plus forte que d'autres. Néanmoins, beaucoup ne retrouveront pas les chiffres de croissance élevés d'avant la pandémie en raison d'une dette publique élevée qui limite les investissements publics.
  • La ZLECA pourrait devenir le plus grand bloc commercial du monde en termes de pays participants. Bien que la ZLECA ait officiellement débuté le 1er janvier 2021, sa mise en œuvre complète est encore loin d'être acquise. De nombreux pays devront d'abord mettre en place les infrastructures douanières nécessaires et les procédures requises pour commercer. À ce jour, seuls l'Égypte, le Ghana et l'Afrique du Sud y sont parvenus.
  • Il reste de nombreux défis à relever pour que les pays tirent pleinement parti de l'accord ZLECA. Les tendances protectionnistes dans différents pays, la faiblesse des infrastructures, l'incertitude politique, la faiblesse des finances publiques et des secteurs bancaires sont autant de facteurs qui retardent les processus requis et limitent les résultats souhaités.
  • La plupart des économies africaines devraient finalement bénéficier de la ZLECA. Cela vaut en particulier pour l'élimination des barrières non tarifaires qui accélérerait le commerce et la croissance dans la région. Les économies les plus ouvertes et les plus diversifiées, dont les liens commerciaux sont déjà bien établis, en profiteront le plus.

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