Rapport Pays - Maroc 2016

Rapport pays

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08 juil. 2016

En 2016, la croissance économique devrait baisser de 3%, en raison d'une moindre production agricole et d'une diminution des exportations. En 2017, le PIB devrait connaître une croissance de 4.5%.

 

Morocco key indicators
Morocco industries performance outlook

 

Situation politique

Chef d'Etat: Roi Mohammed VI (depuis juillet 1999)

Forme de gouvernement: Monarchie constitutionnelle. Le Roi du Maroc détient de vastes pouvoirs exécutifs et législatifs.

Population: 33,5 million (est.)

Une monarchie stable, mais les risques persistent

La situation politique est plutôt stable. La majeure partie du pouvoir politique est aux mains du Roi Mohammed VI. Il n’existe aucune menace directe envers la monarchie et l’ordre établi, car le Roi est populaire. Il poursuit la libéralisation prudente du système politique ainsi que la réforme de l’économie. Le maintien de la stabilité politique dépend fortement de la réduction des hauts niveaux de pauvreté et de chômage des jeunes au Maroc, sinon les tensions sociales s‘intensifieront inévitablement.

Le Maroc reste vulnérable face à la menace de l‘extrémisme islamique. Les combattants marocains de retour de Libye et de Syrie préoccupent particulièrement les autorités. La préservation de la sécurité pour éviter un impact négatif sur le tourisme est une priorité du gouvernement.

Situation économique

Plus faible croissance en raison d'une moindre production agricole et d'une diminution des exportations

 

Morocco real GDP growth

 

En 2016, la croissance économique devrait baisser de 3%, principalement suite à une sécheresse touchant le secteur agricole. Le pays dépend toujours largement de l’agriculture qui occupe environ 40% de la main-d’œuvre, et les perturbations dans la production agricole ont un impact majeur sur la consommation privée et l’économie. Les exportations seront touchées par une demande externe plus faible, surtout du Moyen-Orient et de l‘Afrique.

Ces dernières années, le gouvernement a intensifié ses efforts afin de diversifier l’économie en développant la production industrielle, en particulier dans les secteurs tournés vers l’exportation (voitures, aéronautique et électronique). Ces efforts paient de plus en plus, avec un environnement favorable qui attire les investissements étrangers, surtout dans les industries de l‘automobile et de l‘électronique. D‘importants investissements dans les énergies renouvelables et les centrales électriques alimentées au gaz encouragent la production électrique.

 

Morocco fiscal balance

 

La situation des finances publiques s‘est améliorée suite aux efforts de consolidation (en 2015, des coupes ont par exemple été réalisées dans les subventions au carburant). Le déficit fiscal a baissé à 4,3% du PIB en 2016 et devrait encore diminuer en 2016 et 2017. En 2015, le déficit du compte courant a baissé pour atteindre 1,7% du PIB en raison d’importations pétrolières moins onéreuses et d’exportations en croissance. Toutefois, en 2016, une augmentation à 2,3% du PIB est attendue suite à des exportations plus faibles et à des importations alimentaires en croissance. Jusqu’à présent, le financement du déficit structurel du compte courant à l’aide d’emprunts étrangers et d’investissements directs étrangers n’a pas posé de problème. À long terme, la forte dépendance aux importations de pétrole devrait se réduire, car le gouvernement investit dans les énergies renouvelables.

 

Morocco current account

 

La solvabilité du Maroc est acceptable, avec une dette extérieure s’élevant à 41% du PIB en 2016. Les liquidités sont bonnes et devraient rester stables à plus de six mois de couverture des importations en 2016. Le Maroc a accès à une ligne de précaution et de liquidité (LPL) de deux ans avec le FMI et bien que les prévisions ne tablent pas sur un recours du gouvernement à ce mécanisme, il aide cependant le programme marocain de réformes et démontre la solvabilité. Actuellement, le dirham est étroitement lié à un panier de devises, mais il passera à un mécanisme de taux de change plus flexible, puisque la Banque centrale envisage de modifier progressivement le régime du taux de change.

Un risque de ralentissement potentiel de l’économie marocaine entraînerait une détérioration au sein de la zone euro, qui revêt une importance majeure comme destination d’exportation, pour le paiement de la main-d’œuvre et l’afflux de touristes.

 

 

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