Market Monitor Biens de consommation Etats-Unis 2018

Market Monitor

  • USA
  • Consumer Durables

04 avr. 2018

De nombreuses chaînes de distribution réputées sont fortement endettées, souvent à cause d’opérations de rachats d’entreprises par endettement.

  • Bonnes perspectives de vente, mais les marges bénéficiaires restent faibles
  • De nombreuses chaînes de distribution réputées sont fortement endettées
  • Nouvelle augmentation des faillites à prévoir en 2018

 

 

 

Les ventes au détail de biens de consommation durables aux États-Unis se sont accrues de 3,8% en 2017, les ventes en ligne bondissant de plus de 10%. En 2017, la part de marché du commerce en ligne s’est élevée à 13% du total des ventes au détail, soit une hausse marquée par rapport aux 11,6% enregistrés en 2016; cette part a représenté environ 50% de la croissance totale des ventes au détail en 2017, la majeure partie des gains de croissance étant à mettre au compte du leader de l’internet Amazon.com Inc.

Les perspectives 2018 des ventes américaines de biens durables restent positives grâce à la bonne tenue de la consommation des ménages, encouragée par un marché du logement en meilleure forme, la croissance de l’emploi et la hausse des salaires. Le volume total des ventes devrait croître d’environ 4,5% cette année, avec une augmentation de 15% du commerce en ligne et de 3% pour les ventes en magasins. Toutefois, ces perspectives pourraient être assombries par des augmentations plus rapides qu’escompté des taux d’intérêts, lesquelles pourraient freiner les dépenses des ménages, tandis que les barrières commerciales imposées par le gouvernement américain pourraient entraîner une hausse des prix des biens de consommation durables importés.

 

 

Le segment américain des appareils ménagers devrait poursuivre sa croissance dans les années à venir et afficher des ventes atteignant USD 115 milliards en 2020 (contre USD 84,43 milliards en 2014).

Le marché américain du meuble est en croissance depuis 2009 et les ventes devraient poursuivre cette tendance en 2018, soutenues par un contexte économique favorable: revenus disponibles accrus, ventes de logements dynamiques et dépenses d’ameublement en hausse. Les ventes de meubles aux États-Unis devraient atteindre USD 122 milliards d’ici 2020, soit un taux de croissance annuel de 3%. Bien que les ventes en ligne aient le vent en poupe dans ce segment, de nombreux consommateurs préfèrent toujours faire leur choix sur internet puis acheter en magasin.

Pour le segment de l’électronique grand public, les prévisionnistes tablent sur des revenus s’élevant à USD 69,347 millions en 2018, avec un taux de croissance annuel de plus de 6% pour les cinq prochaines années, d’où un volume de marché prévu de USD 89,97 millions en 2022.

Cela étant, les petits détaillants de biens de consommation durables, en particulier, continueront à être confrontés à un environnement très concurrentiel, donc à des marges nettes faibles par rapport aux autres secteurs de l’économie. Le commerce de détail en ligne devrait continuer à connaître une croissance rapide et modifier le paysage de la distribution pour atteindre une part de 20% du total des ventes au cours des sept prochaines années. Parallèlement, les habitudes de consommation changent et l’on constate que le pourcentage des biens de consommation durables dans le total des dépenses des ménages diminue. En revanche, on observe une nette augmentation des achats relatifs à l’hébergement, aux loisirs et autres produits et services de ce type.

 

 

Les paiements dans le secteur américain du commerce de détail varient de 60 à 90 jours en moyenne; le nombre de notifications de non-paiement a été stable au cours des 12 derniers mois et aucune augmentation notable de celles-ci n’est attendue en 2018. Toutefois, le taux de faillites dans le secteur est élevé (en 2017, plus de 10% du total des déclarations de faillite concernaient des distributeurs) et, malgré des performances de ventes solides dans l’ensemble, les faillites de commerces de détail augmenteront encore en 2018 et le nombre de fermetures de points de vente restera particulièrement élevé.

Cette évolution négative s’explique entre autres par la concurrence écrasante du commerce en ligne et le changement des préférences des consommateurs. Mais la principale raison réside dans le fait que de nombreuses chaînes réputées sont lourdement endettées, souvent à cause d’opérations de rachats d’entreprises par endettement. Les bilans des distributeurs en difficulté font état de milliards de dollars de dettes et assurer leur service devient de plus en plus difficile, même pour les chaînes prospères. Jusqu’ici, les distributeurs ont dans l’ensemble été en mesure d’éviter la faillite en se refinançant pour gagner du temps. Mais le sentiment du marché a changé: les investisseurs sont plus réticents s’agissant d’accorder des prêts au secteur, et la hausse des taux d’intérêts alourdit le service de la dette.

 

 

La situation devrait rester délicate dans les années à venir, car des volumes considérables de dettes à risque dues par des opérateurs du secteur vont arriver à échéance au cours des cinq prochaines années. En 2017, une centaine de millions de dollars seulement d’emprunts à taux élevés souscrits par des distributeurs devaient arriver à échéance, mais ce volume passera à USD 1,9 milliard en 2018 et atteindra une moyenne annuelle de près de USD 5 milliards entre 2019 et 2025.

Par conséquent, notre politique de couverture du secteur est neutre à prudente car, malgré la bonne dynamique générale des ventes, de nombreuses entreprises de distribution sont toujours confrontées à de lourds niveaux d’endettement.

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